Les élections présidentielles françaises interviendront en mai 2012 afin d’élire pour 2012 – 2017 le nouveau Président de la République française au suffrage universel. Le Parti socialiste français a décidé d’organiser des élections primaires les 9 et 16 octobre 2011 sur l’ensemble du territoire français y compris dans les Outremers pour désigner le candidat qu’il présentera à ces élections présidentielles.


Sollicité par le Parti socialiste, le PALIKA a accepté d’organiser ces élections primaires en Nouvelle-Calédonie et le FLNKS, la section locale du PS, le LKS et d’autres partis s’associent à cette initiative.


Le PALIKA soutient les Primaires socialistes pour 3 raisons politiques.


Il y a un lien historique entre la Gauche française et le mouvement indépendantiste kanak.


  • Le mouvement indépendantiste a toujours entretenu des liens privilégiés avec la gauche française qui l’a toujours soutenu et notamment dans les moments difficiles où le FLNKS était considéré et traité de « mouvement terroriste ».


  • Les principales négociations engagées par le mouvement indépendantiste en 1984, 1988 et 1998 pour obtenir une évolution statutaire vers l’accession à la pleine souveraineté de Kanaky-Nouvelle Calédonie, l’ont été avec les gouvernements de gauche. Elles se sont traduites politiquement par le statut Fabius/Pisani en 1985, les accords de Matignon/Oudinot avec François Mitterrand et Michel Rocard en 1988, l’Accord de Nouméa avec Lionel Jospin en 1998.


  • A la tête du gouvernement français en 1998, le Parti socialiste et la gauche plurielle ont en effet joué un rôle déterminant pour inscrire dans l’Accord de Nouméa et au titre XIII de la Constitution française, le processus de décolonisation de notre pays, son émancipation vers l’accession à la pleine souveraineté et à son indépendance par une consultation à organiser entre 2014 et 2022.


  • A l’Assemblée Nationale comme au Sénat, les groupes parlementaires de gauche et notamment ceux du Parti socialiste ont toujours soutenu avec fidélité et fermeté les positions du mouvement indépendantiste. C’était encore le cas récemment sur le rétablissement du corps électoral restreint dans l’Accord de nouméa ou plus récemment en juin 2011 , sur la modification de l’article 121 de la loi organique.



C’est pourquoi le PALIKA a déjà appelé à soutenir et voter en faveur du candidat Lionel Jospin aux élections présidentielles de 2002 et de la candidate Ségolène Royal en 2007.


Le PALIKA œuvre à la mise en place d’un projet socialiste en Kanaky-Nouvelle Calédonie.


  • Le PALIKA s’est créé en 1976 pour porter la reconnaissance des droits du peuple kanak et le combat de la décolonisation et de la construction du projet d’indépendance kanak, révolutionnaire et socialiste du pays. Cet objectif passe par la transformation des rapports de types coloniaux qui nourrissent le système en place. Cet objectif s’inscrit dans un projet politique :

  • qui respecte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes,

  • qui promeut les intérêts des travailleurs et des classes laborieuses au sein de la formation sociale engagée dans le processus de décolonisation,

  • qui respecte les identités comme autre fondement du lien social et de la citoyenneté,

  • qui place la justice et la solidarité au cœur du combat contre les inégalités

  • qui place l’économie au service du développement durable et de l’intérêt général de la société


  • Le mouvement indépendantiste s’est inspiré dès les années 1970, de l’expérience des pays qui ont accédé à l’indépendance dans les années 50 pour faire reconnaître le peuple kanak et sa volonté d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance de Kanaky. La Gauche et les gouvernements des ex-pays coloniaux ont soutenu ce droit tant au niveau national français qu’au niveau international pour infléchir la politique de l’Etat français. Le soutien du Groupe Fer de Lance, du Forum des Iles du Pacifique, du Mouvement des Pays Non Alignés ainsi que de l’Internationale socialiste a été déterminant pour obtenir l’inscription de Kanaky-Nouvelle Calédonie sur la liste des pays à décoloniser de l’ONU.


  • C’est grâce aux gouvernements de Gauche de Michel Rocard et de Lionel Jospin que les Accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa ont ouvert un processus de décolonisation inscrit officiellement dans la Constitution de la France.


Grâce à la Gauche, le pays a obtenu les plus grandes avancées depuis 25 ans pour notre pays. C’est la Gauche qui peut le mieux aborder l’après 2014 avec les citoyens de Kanaky-Nouvelle Calédonie.


L’émancipation de Kanaky-Nouvelle Calédonie dépend de notre engagement personnel et collectif. Le pays va accéder à un statut de quasi souveraineté grâce aux transferts de compétences en cours et il lui restera à décider par référendum d’autodétermination de la prise en charge des compétences régaliennes entre 2014 et 2022.


Le projet d’indépendance est une chance offerte aux citoyens et aux enfants du pays sur le chemin de son émancipation. Ni la position de l’actuel Président de la République qui a clairement dit sa préférence pour le maintien la Nouvelle Calédonie au sein de la République Française, ni le statut quo prôné par l’UMP dans son soutien au RUMP, ne répondent à l’aspiration légitime des calédoniens à assumer la peine responsabilité de leur destin.


Le PALIKA appelle ainsi à participer aux « Primaires citoyennes »


  • Le prochain Président de la République sera notre interlocuteur entre 2012 et 2017

  • C’est l’occasion de repositionner correctement les fondamentaux de l’Accord de Nouméa.

  • A la tête de l’Etat, les responsables de Gauche auront une meilleure écoute et le respect des aspirations de tous les citoyens calédoniens pour faire leur choix sur l’avenir institutionnel du pays

  • La Gauche donnera une nouvelle impulsion au rééquilibrage et au processus de décolonisation à partir de 2012 jusqu’en 2017.



Le Bureau Politique du PALIKA